Ghréline, leptine : comment vos hormones pilotent votre faim (et pourquoi elles se dérèglent)
Publié le 12 septembre 2026Ghréline, leptine : comprenez pourquoi vos hormones de la faim se dérèglent (stress, sommeil, périménopause). Naturopathe à Schiltigheim, je vous livre 5 leviers naturels.
Ghréline, leptine: comment vos hormones pilotent votre faim
(et pourquoi elles se dérèglent)
Vous arrive-t-il d'avoir faim alors que vous venez tout juste de manger ? Ou de ne jamais vous sentir vraiment rassasiée, quelle que soiit la quantité avalée ? Ce n'est ni un manque de volonté, ni "dans la tête". Deux hormones bien précises pilotent en coulisses votre appétit : la ghréline et la leptine. Comprendre leur fonctionnement, c'est la première clé pour sortir d'une relation compliquée avec la nourriture.
En tant que naturopathe à Schiltigheim, près de Strasbourg, j'accompagne régulièrement des personnes convaincues d'être "sans volonté" face à la nourriture, alors qu'en réalité, ce sont leurs hormones de la faim qui sont déréglées. Faisons le point ensemble.
La ghréline, l'hormone qui crie "j'ai faim"
La ghréline est sécrétée principalement par l'estomac, lorsqu'il est vide. O l'appelle souvent "l'hormone de la faim" ; c'est elle qui envoie au cerveau un signal qu'il est temps de manger, en stimulant l'appétit.
Normalement, son taux grimpe avant les repas, puis redescend une fois que vous avez mangé. Mais, chez certaines personnes, ce mécanisme se dérègle :
Le manque de sommeil fait grimper la ghréline de façon anormale, même après un repas complet.
Le stress chronique perturbe sa régulation naturelle
Les régimes restrictifs à répétition entrainent une hausse brutale de la ghréline, le corps cherchant à compenser ce qu'il perçoit comme un manque.
Résultat : une faim qui semble irrépressible, sans lien avec les besoins réels de l'organisme.

La leptine, l'hormone de la satiété… quand elle fonctionne.
A l'inverse, la leptine est produite par les cellules graisseuses. Son rôle est d'envoyer au cerveau le signal "c'est bon, tu peux arrêter de manger". Plus les réserves de graisses sont importantes, plus la leptine devrait, en théorie, être élevée et donc freiner l'appétit.
Le problème, c'est que chez de nombreuses personnes en surpoids ou en périménopause, le cerveau devient résistant à la leptine. Le signal de satiété est bien envoyé, mais il n'est plus "entendu". C'est un peu comme un thermostat détraqué : le message part, mais la chaudière ne réagit plus.
Cette résistance à la leptine peut-être favorisée par :
Une alimentation riche en produits ultra transformés et en sucres rapides.
L'inflammation chronique de bas grade que j'expliquais dans mon article sur l'alimentation anti-inflammatoire
Le manque de sommeil, encore lui !
Les fluctuations hormonales liées à la périménopause et à la ménopause

Pourquoi ce chaos hormonal s'intensifie à la périménopause ?
C'est une période où beaucoup de femmes me disent : "je ne me reconnais plus dans mon rapport à la nourriture". Ce n'est pas un hasard. La baisse progressive des œstrogènes influence directement la sensibilité du corps à la leptine et modifie aussi la façon dont le stress agit sur la ghréline.
Concrètement, cela peut donner l'impression d'avoir plus faim, plus souvent, avec cette sensation de satiété qui tarde à venir, même en mangeant des quantités raisonnables et équilibrées.

Comment apaiser ce dérèglement en douceur ?
La bonne nouvelle, c'est que ces mécanismes hormonaux ne sont pas figés. Plusieurs leviers simples permettent de les réharmoniser progressivement :
Prioriser un sommeil réparateur : une seule nuit trop courte suffit à perturber la ghréline et la leptine dès le lendemain. C'est souvent le premier levier à travailler.
Réduire l'inflammation par l'alimentation : comme évoqué dans mon article à ce sujet, une alimentation riche en oméga-3, légumes colorés et fibres aide à restaurer la sensibilité à la leptine .
Apprivoiser le stress chronique : le cortisol élevé de façon prolongée brouille les signaux de faim et de satiété. Des techniques de relaxation, de respiration ou un accompagnement énergétique peuvent faire une réelle différence.
Eviter les régimes restrictifs à répétition : chaque privation intense envoie au corps un signal de "manque", qui fait grimper la ghréline sur le long terme. Mieux vaut une approche progressive et bienveillante qu'une restriction brutale.
Réapprendre à écouter ses sensations corporelles : beaucoup d'entres nous avons perdu le contact avec nos signaux internes de faim et de satiété, à force de manger "par automatisme" ou sous l'effet du stress.

Une approche globale plutôt qu'une lutte contre soi-même
Ce chaos hormonal explique pourquoi la simple volonté ne suffit pas toujours à changer un comportement alimentaire. C'est précisément l'intérêt d'une approche naturopathique globale : plutôt que de lutter contre les symptômes isolés, on cherche à comprendre et à rééquilibrer ce qui se joue en profondeur : sommeil, stress, alimentation, hormones.
Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un diagnostic ou un suivi médical. Si vous ressentez des troubles importants de l'appétit ou du poids, un avis médical reste essentiel en complément de toute démarche naturopathique.
Si ce dérèglement hormonal vous parle, particulièrement dans le cadre de la ménopause, mon accompagnement Rével'Toi propose justement un travail personnalisé sur 3 mois, associant naturopathie, soins énergétiques et aromathérapie, pour retrouver un équilibre durable avec votre corps. N'hésitez pas à me contacter via le formulaire de prise de rendez-vous sur ce site